jeudi 5 octobre 2017

" New York I love you, but you're bringing me down..."


New York, New York.

Un nom si puissant. Des mots si poignants. 
Le rêveur qui ne rêve pas à New York, rêve-t-il vraiment? 
Je doute, je doute. 

La toute première fois que je t'ai vue, j'avais 13 ans. Ma petite famille et moi avons mis les pieds pour la toute première fois à New York, le 13 janvier 2011, alors que je célébrais mes 14 ans. Nous nous étions levés tôt, excités de prendre la route. Quelques heures plus tard, nous y étions, l'immense vague qu'est Times Square défilant devant nous. Des centaines de gens, partout, dans chaque coin. Stressés, pressés. Je vous jure que de loin, on croirait les voir danser. Tous ces corps, avançant au même rythme, encouragés par le son des sirènes, de discussions diverses, de musiques vibrantes, envoutantes et de ces lumières perçantes qui ne s'éteignent jamais. Je voulais tout voir, je ne voulais rien manquer. J'étais omnibulée, et je t'avoue, intimidée par cette chorégraphie. Minuscule humain que j'étais dans cette immensité de ville que tu es. Mon petit village natal de quelques centaines d'habitants seulement n'en aurait jamais cru ses yeux. Énorme, si énorme. Qu'est-ce que j'aurais donné pour te comprendre, te saisir. Me sentir aussi puissante que tu l'es. Nous avons fini par revenir chez nous. À plus tard, peut-être.

Quelques années plus tard, j'étais de retour. J'avais 17 ans et j'étais sur le point de graduer. À ce moment, le changement était ma plus grande peur, mon plus grand défi. New York entre amis, New York avec mon amoureux de l'époque. Nos derniers instants, peut-être. (*AH! si j'avais su...les amis sont bien partis, pour laisser place à d'autres plus vrais, plus moi, mais l'amoureux lui, il est resté.) Puisque le saut après le secondaire est haut et apique. Qui sait qui sautera au même rythme que toi ensuite?
Je dois te dire que tu étais aussi belle que la dernière fois. Mais en moins troublante, moins robuste, ou du moins, il me paraissait. J'avais envie d'en découvrir davantage sur toi. Connaître ton histoire. Pourquoi es-tu si séduisante, New York, dis-moi? Pourquoi es-tu si captivante? Sur toutes les lèvres, je peux y lire ton nom. Femme fatale que tu es. Arrives-tu à tous les charmer? Ou est-ce seulement moi que tu affaiblis? 

Ma dernière fois remonte à tout récemment. Avril 2017. Et depuis, je n'ai jamais su enlever mes yeux de sur toi.
Le printemps commençait à peine nous réchauffer et déjà, j'avais le coeur bouillant. La tête pleine d'idées, j'ai fait mes valises pour aller te rejoindre. Déambuler dans tes rues, siroter ton café, percevoir ta musique. Je passe par là, et j'entends tes gens raconter leur histoire. Toutes uniques, toutes captivantes. Je les écoute et tente d'y accorder la mienne. D'un boulevard à l'autre, je tombe amoureuse à te percevoir, te découvrir. Je te sens glacer mon sang pour t'agripper à mon coeur et me promettre de ne jamais le lâcher. 

Ma plus grande peine fût de te laisser partir pour une troisième fois. Et une cinquième, sixième, septième fois. Chaque fois, c'est la même déchirure, laissant dans ma tête une cicatrice qui ne veut pas guérir. Impossible de t'oublier. 

New York, tu m'inspires, tu me fais grandir, devenir. 
Tu ne me fais plus peur. Tu m'ensorcelles, m'éblouis. Et me porte à devenir aussi puissante que l'image que tu dégages. Quand je pense à toi, rien n'est irréel. 
Je frayerai mon chemin jusqu'à toi. 

New York, mon amour. 
Je reviendrai.


Et cette fois-ci, je ne te quitterai pas. Je te le promets. 



NOÉMIE

c'est l'automne, yay!




J'ai un amour inconditionnel pour l'automne. Ses couleurs, ses vents, ses odeurs. Je la trouve magnifique par sa splendeur, et son côté un peu frisquet, mais aussi chaleureux par temps. Sa poésie si puissante d'être belle, alors que tout ce qui la touche meurt tranquillement...et laisse place à une froideur sans fin. 

Je pourrais parle bien longtemps de cette saison. Elle est pour moi la plus tranquille, la plus reposante, après un long été bien rempli à me perdre dans les montagnes d'aventures que le soleil apporte avec lui. 

Chaque automne alors, j'ai envie de créer. Un café à la citrouille à la main, j'ai un élan de créativité qui m'éprend et qui ne s'arrête (presque) jamais! Alors que la nature s'étend, mes projets prennent vie. Et nombreux sont-ils, apparement.

Un de ceux-là était d'aller me promener dans les rues montréalaises, accrochée aux bras de mon chum et laisser Guillaume (photographe) faire de l'art avec sa caméra.

Le résultat est inspirant. Il a su réellement faire du très beau. 

Je vous laisse quelques-unes de mes prefs! 

J'ai un petit latte à la citrouille qui m'attend. 

À bientôt,

Noémie 



T'sais que ce regard-là, il veut dire: "frenche-moi dont!" 


Du talent de photographe, mesdames et messieurs. 


On a l'air d'une gang de cool. 


Quand tu ne sais plus quoi faire comme face, fermes tes yeux. Ça l'air artistique. 


Mon beau beau beau homme. 



Photos à travers la vitre d'un Vinyl Shop, c'est OUI.



L'attitude au max. Bien important. 



I got your back. 




Non, je ne fume pas pour de vrai. 


Le jeu de couleur: 10/10. 


Musique: à on. 


En route vers nos rêves. Pas pire, non? 



"Allo, je vais te prendre 2 grosses pizza bacon-oignons. Avec extra bacon." 



Why not. 


Vinyl shoppin'. 


Street style. Et (beaucoup) d'attitude. 


Bébé. 


Last but not least: cette photo est juste vraiment très cool. Tu ne peux pas dire le contraire. 

mardi 3 octobre 2017

le grand retour!

Maudit que j'ai le goût d'écrire.

Pis ça tombe bien, je suis tombée sur ce vieux blog qui dort depuis tant d'années.

Je vais y aller tranquillement, pour pas vous bombarder de mes mots.

Mais, j'écrirai.

Pour le moment, je vous laisse sur ma vidéo la plus récente:

Ça parle de quoi à l'air une journée dans ma vie.



Pis, en attendant, je vais aller méditer sur mes prochaines pensées à vider juste ici.

À bientôt!

Noémie

mercredi 5 août 2015

qu'on en finisse avec ces putains de "relationship goals" ...

la société nous dit "sois comme ceci, pas comme cela." et on obéit. la société nous dit "aie l'air de ceci, pas de cela." et on obéit, du moins...du mieux qu'on peut! nous sommes rendus si obnubilés par les standards que nous impose notre société que même l'amour qu'on ressent pour quelqu'un est mis sous pression. "aime le/la comme ceci, démontre lui comme cela." et j'te promets, l'ami, que tu deviendras un couple parfait, une "relationship goal!

nous avons rendus ça à la mode, on dirait, de tomber en amour. pour prendre des photos "full de cute où on s'embrasse comme de même pis qu'on se regarde comme ça". on veut être comme eux. c'est rendu qu'on tombe juste pour tomber, se faire mal et ensuite, se relever. parce qu'on veut faire comme tout le monde. on veut faire partie de la gang. puis bien des fois, on se fait tellement mal qu'on a juste envie d'arrêter, ne tout simplement plus suivre la mode. on n'arrive pas à être comme eux, alors on abandonne.

"tant pis, qu'ils s'aiment, eux. moi, j'suis mieux seul."

et l'amour, au bout du compte, finit par perdre de l'importance. c'est comme un cercle vicieux. parce que dès que ta relation commence à s'éloigner du modèle de "relationship goal" que la société t'as rentré bien profond dans le crâne, tu sais tout de suite que ça vaut plus la peine, que t'es plus heureux avec lui/elle. et tu traces un large trait noir sur l'amour. parce que "oh, les couples amoureux, EUX, sont toujours heureux." et c'est à ce moment précis que tu te trompes. t'es pas obligé de toujours être à la hauteur de leurs attentes en amour ni même en quoi que ce soit. hélas, on t'as dit des millions de fois (moi la première!) d'arrêter de te comparer aux autres et de t'aimer comme t'es. pourquoi n'es-tu pas capable de faire la même chose avec celui que t'aimes? l'aimer à ta propre façon?

l'amour, c'est bien complexe. très complexe. tellement que malgré l'intelligence qu'est supposé avoir l'être humain, jamais l'un d'eux a réussi à lui donné une définition propre (oui! ok, je te vois venir. et je t'entends d'ici me dire qu'une définition à la Wikipédia ou tirée d'un gros Larousse, ça en est une pareille. mais, je te garantie que: "inclination d'une personne pour une autre, de caractère passionnel et/ou sexuel[Larousse] ne veut rien dire. quelle genre d'inclination? c'est quoi ça, un caractère passionnel? sexuel? ce sont des mots choisis au hasard que l'Homme a placé à la suite de l'autre. pour se rassurer. parce qu'on vit dans une société qui est faite ainsi. il nous faut une définition propre pour absolument tout. pour chaque mot, chaque situation, chaque évènement, chaque émotion. faut comprendre, avec des mots, des symboles et des explications. parce que sinon, ça fait peur. et quelle ironie! puisque la définition que nous donnons à ces mots est loin d'être capable de décrire ne serait-ce qu'une minime partie d'un sentiment. alors, on veut tous l'amour, parce que c'est mystérieux, c'est dangereux. mais, aucun de nous n'avons idée de ce que c'est réellement.

je le sais pas plus, je ne m'y connais pas plus qu'un autre. mais, avouons-le, il me semble que nous avons tous déjà ressenti quelque chose dans notre ventre qui passait par le coeur, s'arrêtant dans la tête pour se propulser partout, passant par chaque unique membre de notre corps. si c'est pas ton cas, attends encore un peu. un jour, ça t'arrivera sûrement. 

ce même sentiment "weird" qu'on a tous de la difficulté à expliquer nous rend euphorique. et c'est là que l'expression "avoir des papillons dans le ventre" prend tout son sens. tu le comprends. pis tu ris en te disant que, "merde, la personne qui a inventé ce dicton a été poli, retenu". parce que des papillons, c'est rien. ce qu'on ressent dans le ventre devant cette personne, LA personne, celle-là qui te rend fou, c'est une population d'éléphants entière. qui piétine si fort que t'as l'impression que tu vas tomber. que le plancher se dérobe sous tes pieds. que le paysage change en une forêt tout rose, tout belle, tout pure. que ton coeur veut sortir de ta poitrine tellement il bat, vite, fort, intensément. que tu te sens tout drôle, tout bien, tout...ok j'arrête. t'as compris.  

l'amour, le vrai, c'est pas ce qu'on voit à la télé. ni sur Internet. ni dans les livres. parce que l'amour, ça s'explique pas, ça s'illustre pas. ça se sent. ça se vit. 

l'amour, le vrai, c'est pas de montrer aux autres à quel point on est bien, heureux, parfait ensemble. parce qu'on est jamais toujours bien, toujours heureux, toujours parfait. jamais. car, l'amour, le vrai, est plus qu'imparfait. 

de nos jours, on pense qu'en le montrant aux autres, on deviendra plus heureux. parce que des "vous êtes cutes", "vous êtes relationship goal", "vous êtes parfaits", ça nous rassure. et qu'à force de le lire, on finit par y croire. 

mais, un couple "parfait", s'il existe quelque part dans ce monde, n'est pas celui qui l'est aux yeux des autres, mais bien celui qui sait s'aimer réellement. et comme le sentiment de l'amour est indescriptible, on ne saura jamais qui est un réellement couple dit "parfait". 

tout ça pour te dire que l'amour existe encore. et non, je ne te dis pas ça pour le simple plaisir de pouvoir placer le titre d'une toune de Céline. mais parce que je veux que tu y crois encore. que la mauvaise impression que t'as de l'amour puisse se transformer en un "ouin...ça vaut peut-être le coupe de ré-essayer."



 
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